Encore un exemple ridicule cette semaine démontre à quel point nous sommes petits au Québec, à quel point nous sommes trop souvent amenés à nous emporter sur des détails insignifiants en ne voyant pas plus loin que le bout de notre nez. Plutôt que d’accueillir à bras ouverts, dans notre belle ville de Québec que tout le monde aime, un événement aussi extraordinaire que le Red Bull Crashed Ice, nous préférons nous attarder sur un débat stupide concernant…le nom de l’événement!!
Sérieusement, l’Office québécois de la langue française, un organisme gouvernemental payé par nos taxes et impôts, démontre encore une fois que ses priorités ne sont pas aux bonnes places. Il se colle sur un autre organisme plus radical, le Mouvement Montréal français, afin de demander qu’on francise « Red Bull Crashed Ice. » Et le pire là-dedans, c’est qu’un ministre du gouvernement Charest, Sam Hamad, leur donne raison!
Ce qu’il faut bien voir, c’est qu’il y a des limites à emmerder les investisseurs étrangers et à titiller ceux qui veulent tenir de grands événements ici avec des détails insignifiants. Comprenez-moi bien : s’ils veulent franciser le nom de leur événement, qu’ils le fassent, et grand bien nous en fasse! Mais en faire une question centrale alors que se tient l’événement et sortir dehors pour manifester contre, c’est tout simplement du fascisme linguistique et c’est, malheureusement, ne pas mettre les priorités aux bonnes places.
Pendant que la situation du français à Montréal se dégrade, pendant que la francisation des nouveaux arrivants connaît des ratés, pendant qu’une foule de données peuvent nous inquiéter réellement, comment peut-on penser que de demander la francisation du nom d’un événement qui se tient une fois par année dans la plus grande ville francophone d’Amérique du Nord va vraiment changer quelque chose?? Poser la question, c’est se rendre compte du ridicule de l’action de ceux qui n’ont rien de mieux à faire de leur temps.
En passant, les gens de Red Bull ont dit non à la demande de francisation. Alors, que fait-on maintenant? On les envoie se faire voir ailleurs parce qu’au fond, ce qui est important, ce n’est pas de grandir et de rayonner à travers le monde, ce n’est pas d’avoir des ambitions qui dépassent notre beau petit Québec, mais bien d’être heureux et conforté dans notre village français? Le Québec me fait encore trop souvent penser à La Comté dans Lord of the Rings : plein de petits Hobbits qui ne veulent surtout pas être dérangés et pour qui tout ce qui vient de l’extérieur est synonyme de danger.
Publié par Martin